Le flot de termes autour de ce qu’on appelle ici l’entrepreneuriat durable, là-bas les projets à impacts positifs, ailleurs encore l’économie sociale et solidaire, l’économie circulaire, les entreprises à mission, ou même les entreprises à but non lucratif (où les bénéfices ne vont pas aux actionnaires mais sont réinvestis, comme chez Time for the Planet)…
Tout ça n’aide pas vraiment à trouver une définition claire et partagée. Assez large pour englober toutes ces approches, mais pas trop non plus pour ne pas se perdre en route.
Alors oui, c’est vrai, définir l’entrepreneuriat durable est difficile – peut-être même impossible. Mais si c’était justement ça, toute sa beauté ?
Un sujet insaisissable dans son ensemble. Et pourquoi ?
Peut-être parce que chacun, avec son vécu et ses filtres, construit sa propre définition.
Peut-être aussi parce que c’est un concept en mouvement, en transition… un peu comme nous 😊
Pour ma part, quand on me demande ce que c’est, je pense à ce que je vis au quotidien : la liberté de créer, de suivre mes intuitions, de travailler à mon rythme. Contribuer à un monde meilleur, mais sans m’épuiser. Trouver un équilibre entre ce que je donne et ce que je reçois.
Si je devais résumer en une phrase, je dirais que l’entrepreneuriat durable, c’est une façon d’entreprendre qui remet le respect de soi et de son environnement au centre de toutes les décisions.
Car se respecter soi-même, c’est préserver son équilibre. C’est ne pas aller jusqu’au point de rupture, ne pas « se rendre malade » pour entreprendre. Au contraire : utiliser son projet pour aller mieux, pour être plus heureux et plus aligné, en donnant du sens à sa vie. Construire un monde où il fait bon vivre, avec plus de partage, d’égalité, d’abondance, de nature préservée…
Et respecter son environnement, c’est prendre soin à la fois :
des personnes autour de soi (le rôle social et solidaire),
de la Terre qui nous nourrit (le rôle écologique),
et des autres acteurs économiques – clients, partenaires, concurrents, financeurs – avec respect et bienveillance (le rôle économique).
En fin de compte, l’entrepreneuriat durable, ce n’est pas une définition qu’il faut trouver. C’est une posture. Une manière de choisir, chaque jour, ce qui nourrit vraiment la vie plutôt que ce qui l’épuise. Et si la vraie question n’était pas « qu’est-ce que l’entrepreneuriat durable ? », mais « comment, moi, je décide d’entreprendre autrement, ici et maintenant » ?